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extrait 

Mme G a deux fils, tous deux atteints de troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Elle témoigne aujourd'hui des difficultés de la société à accepter et aider ces enfants.

"On nous traite souvent comme de mauvais parents, incapables de gérer leurs enfants ". Entre colère et détresse, Mme G, mère de deux fils atteints de troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), a raconté à l'AFP ses années de galère. Beaucoup reste à faire, selon elle, "pour mieux sensibiliser le corps médical et les enseignants" face à ce trouble susceptible d'avoir de sérieuses répercussions sur la vie familiale et scolaire et qui pourrait, selon la Haute autorité de santé (HAS), toucher jusqu'à 5% des enfants scolarisés en France.

L'histoire de Mme G, qui a souhaité témoigner de manière anonyme, est représentative de ce que vivent nombre de parents confrontés à ce problème. Né en 1998, Mathieu, son aîné, est un nourrisson plein de vie: "Il grimpait partout et finissait souvent aux urgences", se souvient-elle. Les choses se gâtent dès la première année de maternelle. "La maîtresse trouvait qu'il ne tenait pas en place, qu'il n'écoutait pas et qu'il n'en faisait qu'à sa tête."*

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"Il est stigmatisé de partout

A 7 ans, il est à son tour étiqueté TDAH. Ses parents refusent la Ritaline, préférant opter pour des traitements psycho-comportementaux: Mme G, qui prend elle-même des anti-dépresseurs, cite notamment la rééducation de l'attention chez un orthophoniste, la graphothérapeute pour améliorer son écriture et la "guidance parentale" chez un psychiatre. 

La vie de Loris reste difficile: "Il est stigmatisé de partout parce qu'il bouge beaucoup." Il a même été "interdit" dernièrement de voyage scolaire, "une injustice intolérable", selon sa mère. Elle se sent mal comprise du corps enseignant. "Tous les ans, on leur explique ce qu'est le TDAH", mais "en face, on nous répète que l'enfant ne fait aucun effort, qu'il est insolent, mal élevé", dit-elle.

"La plupart des enseignants visualisent bien la dyslexie ou la dysorthographie mais ils ne voient pas ce qu'est un TDAH, surtout si l'enfant a de bons résultats scolaires", déplore-t-elle. Quant au regard des autres, il est difficilement tolérable. "On vous fait vite comprendre qu'il faudrait mieux tenir vos enfants (...) et que vous êtes de mauvais parents."

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